Le Blog de Sacrebopol

“L’ACTE DE VOTRE MARI EST DE HAUTE PORTEE POLITIQUE ”

Me Marie-Thérèse NLANDU A LA VEUVE D’ARMAND TUNGULU. “L’ACTE DE VOTRE MARI EST DE HAUTE PORTEE POLITIQUE ”

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 En compagnie d’une délégation de la de la plate-forme CLD, Congo en Légitime Défense, Madame Marie-Thérèse NLandu présidente a rendu visite jeudi 21 octobre 2010 en soirée à madame Armand Tungulu afin de lui présenter ses condoléances et surtout de la soutenir moralement face à la dure épreuve qu’est la mort de son mari.

 Me Nlandu était en bref séjour en Belgique, venant de Grande-Bretagne.

 Pour Marie-Thérèse Nlandu, l’acte posé par Armand Tungulu est un acte de haute portée politique. L’histoire de la RD Congo ne l’oubliera jamais.

 En tant que femme, elle intériorisait facilement la souffrance de madame Armand Tungulu.

 Les femmes constituant la majorité de la population congolaise, Me Nlandu a dénoncé tous les viols et tous genres de sévices subies par les congolaises. La solution à tous ces méfaits est le changement de direction politique à la tête de notre pays.

 Et pour Me Nlandu, avant 2011, Kabila doit partir.

 Juste après Me Nlandu et des membres de CLD devraient se rendre à Montreux en Suisse continuer leur lobbying contre le pouvoir de Kinshasa.

 La francophonie étant pour les peuples, il est hélas déplorable de constater que la francophonie est actuellement plus un club des dirigeants.

  

Cheik FITA

Bruxelles, le 22 octobre 2010

 

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La diaspora congolaise prête à en découdre avec «Joseph Kabila»

 

Une vue des manifestants le samedi 23 octobre 2010. Photo CIC

Le bras de fer à distance continue entre «Joseph Kabila» et la très combattive diaspora congolaise d’Europe réputée pour son opposition radicale au régime en place. La mort du Bruxellois Armand Tungulu Mudiandambu tient lieu d’enjeu majeur. Chaque camp parait décidé à camper sur sa position. A Kinshasa, le pouvoir multiplie des subterfuges pour «retarder» la restitution et surtout le rapatriement de la dépouille mortelle du Bruxellois Armand Tungulu Mudiandambu. L’ordonnance rendue le 11 octobre par le Tribunal de première instance de Bruxelles condamnant l’Etat congolais dans ce sens a été «rejeté» non pas par la voie judiciaire mais par simple déclaration du porte-parole du gouvernement congolais. Samedi 23 octobre, plus d’un millier des Congolais venus d’Allemagne, de la Belgique, de France, des Pays-Bas, du Royaume-Uni et des pays scandinaves ont bravé la pluie et le froid sur les rues de Bruxelles. De 14h à 17h30, ils ont, sur fond des slogans anti-Kabila, exigé le rapatriement en Belgique du corps de leur regretté camarade «Armand». Ils menacent de mener des «actions» au cas où le corps de feu Tungulu ne sera pas rendu à sa famille…

«Nous allons continuer à réclamer le corps d’Armand. Sa dépouille doit revenir en Belgique où résident sa femme et ses trois filles. Qu’on nous rende son corps même en petits morceaux.» Membre de l’association «Ba Mama Totelema», Mama Josée Likembe n’a pas trouvé des mots assez durs pour fustiger les «stratagèmes» des autorités congolaises depuis l’annonce officielle de la mort de Tungulu, le samedi 2 octobre. «Le corps de Tungulu doit être restitué à sa famille. Si ce n’est pas le cas, nous exigeons de connaître la vérité. Toute la vérité!», enchaîne Mama Malou. «Nous voulons avoir la réponse du gouvernement congolais au plus tard mardi 26 octobre», souligne, pour sa part, Mama Agnès, la trésorière du groupe. Sinon ? «Nous poursuivre nos actions. Le 11 novembre prochain, nous allons encore manifester notre colère…»

La bataille des chiffres

Samedi soir, la «bataille des chiffres» a fait rage entre la police fédérale belge et les organisateurs de la manifestation anti-Kabila. L’élément «nombre» est comme, on peut l’imaginer, un facteur essentiel dans le monde démocratique. Il sert à jauger la «puissance» d’une organisation ou l’adhésion à une idée. A combien s’élevait le nombre des participants? Cinq cent? Mille? Plus de mille? «Cinq cent», dit la police. «Le chiffre 1.000 a été largement dépassé au fur à mesure que les marcheurs progressaient vers le siège du Parlement européen», disent les organisateurs. Une « maman congolaise» a même lancé le chiffre de 1.400 participants.

Bruxelles. Samedi 23 octobre. Il est 14 heures lorsque des petits groupes commencent à se former au niveau de la Porte Namur qui jouxte le quartier Matonge. Des policiers munis de boucliers et matraques font face aux manifestants. Ils veulent empêchent les marcheurs à investir les grandes artères. Le groupe venu de Londres brandit un calicot très remarquable en rouge et blanc. «Armand Tungulu, you are an hero for congolese people», peut-on y lire. «Kabila le sanguinaire rendez-nous le corps d’Armand Tungulu», lit-on sur une banderole de la diaspora de Belgique. Vers 15 heures, la veuve et les trois filles Tungulu âgées respectivement de 10, 6 et 5 ans se mettent en tête. C’est le départ de la «manif».

Brutalités policières

Comme dit précédemment, la police belge avait sorti le «grand jeu» à savoir notamment plusieurs dizaines de véhicules, des policiers à cheval et des policiers anti-émeutes munis de boucliers et matraques. Un hélicoptère survolait le parcours suivi par les marcheurs. Lors de la manifestation organisée le samedi 9 octobre, une certaine tension était perceptible entre les forces de l’ordre et les protestataires. Ceux-ci n’avaient apprécié que moyennement l’usage plutôt abusif des autopompes à l’occasion d’une «manifestation pacifique». Des cailloux et autres bouteilles vides ont commencé à voler en direction des policiers. Une scène analogue s’est produite samedi 23. «Sans motif apparent, un policier a lancé quelques bombes lacrymogènes, commente Mama Agnès. En réaction, les manifestants incommodés par le gaz ont cassé quelques vitres de bureaux et de voitures tout en lançant des pierres vers les forces de police.» Très excédée, elle ajoute : «Les manifestants n’ont fait que répondre à la provocation policière. Cette provocation s’est illustrée au départ par la volonté de confiner les marcheurs sur les rues secondaires. Les policiers belges semblent développer un complexe de supériorité injustifié à l’égard des Congolais. Ils doivent savoir que nous leur tiendrons tête tant qu’il sera question de défendre nos droits…»

Dialogue surréaliste

On rappelle que lors de la manifestation du 9 octobre, un dialogue surréaliste s’était engagé entre un policier du Royaume et une manifestante. «Vous nous fatiguez à la fin avec vos manifestations. Allez manifester contre Kabila dans votre pays !», clamait le policier devant des témoins pétrifiés. «Nous continuerons à manifester ici aussi longtemps que votre pays la Belgique, à travers des individus tels que Louis Michel, va continuer à s’ingérer dans la vie politique de notre pays le Congo en imposant aux Congolais des dirigeants choisis à Bruxelles», rétorquait la Congolaise. Rien d’étonnant donc que «Kabila» et Michel aient pris pour leur grade lors de chacune des manifestations : «Kabila assassin», «Louis Michel assassin».

La diaspora congolaise de Belgique n’a jamais pardonné à l’ancien chef de la diplomatie belge ses interventions en faveur de «Kabila» notamment en «prohibant» tout débat sur le parcours personnel du président sortant lors de l’élection présidentielle de 2006. Un sujet qualifié de «xénophobe» ou de «Congolité». La cassure entre Michel et la diaspora congolaise est intervenue en 2008 lorsque le commissaire européen d’alors a déclaré, sans sourciller, sur la télévision commerciale RTL-Tvi, que «Joseph Kabila représente l’espoir pour le Congo». Cette phrase a engendré une animosité à l’encontre du locuteur. “Comment peut-on faire une déclaration aussi mensongère pendant que les Congolais vivent depuis dix ans dans une misère plus que noire - sans jeu de mots - et dans la peur de l’arbitraire au quotidien?”, s’interrogeait un des organisateurs de la manif’. Samedi 23 octobre, la veuve Tungulu a pu remettre un nouveau mémo à l’ambassade des Etats-Unis à Bruxelles ainsi qu’à la Commission européenne. On apprenait, samedi soir, que la police avait procédé à une dizaine d’arrestations «administratives et judiciaires». Selon des sources, les personnes interpellées auraient été relâchées. Deux policiers ont été légèrement blessés.

B.A.W
© Congoindépendant 2003-2010

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La diaspora congolaise (re) manifeste samedi à Bruxelles

 

La veuve Tungulu, née Nzomina Maloka, lors du point de presse du mardi 19.10.2010. Photo CIC

C’est la troisième «démonstration» organisée par la diaspora congolaise de Belgique depuis l’annonce de la mort du Bruxellois Armand Tungulu Mudiandambu dans un cachot de la garde prétorienne de “Joseph Kabila” au camp Tshatshi. Les protestataires posent une seule exigence : la restitution de la dépouille mortelle de Tungulu et son rapatriement en Belgique où résident son épouse «Philo» et ses trois enfants.

Dans un communiqué publié par le comité organisateur qui regroupe plusieurs associations, les manifestants entendent «réclamer le départ immédiat de l’imposteur Hyppolite Kanambe alias “Joseph Kabila” suite à l’assassinat de Armand Tungulu» mais aussi de plusieurs défenseurs des droits humains et des journalistes. Sans omettre les millions des Congolais ayant péri dans la partie orientale du pays. La manifestation débutera à 14 heures. Lieu de rassemblement : La Porte de Namur. Destination finale : Le parlement européen.

Les organisateurs invitent les marcheurs à se munir d’une pierre symbolique à l’image du caillou que “Armand” avait lancé sur le convoi présidentiel. «Venez nombreux !, proclame le communiqué. C’est aujourd’hui ou jamais ! Le rêve d’Armand était la révolution ! Réalisons cela. (…). Il n’y a pas d’excuse pour rater la révolution !» Une marche analogue devrait avoir lieu ce même samedi à Kinshasa. Du moins, on l’espère. «Nous demandons à la communauté internationale de protéger les organisateurs de la manifestation à Kinshasa et exigeons que les partis politiques soutiennent cette marche», souligne le communiqué.

Vingt jours après la publication du communiqué du parquet général de la République daté du 2 octobre annonçant la mort de Tungulu Mudiandambu par «suicide», on assiste à une polémique pour le moins macabre entre d’une part la famille du défunt qui exige la restitution de la dépouille mortelle et son rapatriement en Belgique et de l’autre, l’Etat congolais qui fait de la résistance usant et abusant des manoeuvres dilatoires après une dizaine de jours d’un étrange mutisme refusant tout contact avec la famille vivant à Kinshasa.

Au cours d’un point de presse organisé mardi 19 octobre, la veuve Tungulu a dit en sanglot : «Je demande le rapatriement du corps de mon mari en Belgique. La famille qui est à Kinshasa et celle qui se trouve en Belgique est unanime pour exiger le retour en Belgique du corps d’Armand.» Conseil de la famille Tungulu, l’avocat Jean-Claude Ndjakanyi a rappelé les démarches accomplies par la famille du défunt à Bruxelles. «Lors du sit-in organisé lundi 4 octobre, dira-t-il, la veuve Tungulu a sollicité en vain d’être reçu par l’ambassadeur de la RD Congo Henri Mova. Nous avons été dans l’après-midi au ministère belge des Affaires étranges où nous avons déposé destiné au ministre Steven Vanackere. Nous avons fait la même chose le samedi 9 octobre à l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique où l’ambassadeur en personne a reçu la veuve.» Ndjakanyi d’ajouter : «Le corps de M. Tungulu appartient à sa famille et non à l’Etat congolais.» Co-représentant du «Comité de soutien à la famille Tungulu», Henri Muke Disuishe qui est par ailleurs président d’une aile des “Bana Congo” a abondé dans le sens : «Nous voulons voir le corps d’Armand en Belgique. Si le gouvernement congolais continue à s’entêter dans son refus, nous exigerons la démission de Kabila. La diaspora congolaise est mobilisée.»

Rappel des faits

Né à Goma le 6 juin 1970, Armand Tungulu Mudiandambu est arrivé à Kinshasa le 15 septembre dernier. Le mercredi 29 septembre, il se trouvait sur l’avenue du 24 novembre au moment du passage d’un convoi de «Joseph Kabila». Selon divers témoignages, il aurait lancé deux cailloux sur le véhicule où se trouvait le «raïs». Des éléments de la garde présidentielle l’ont arrêté et passé à tabac avant de le «balancer» dans une Jeep. Pour quelle destination? Dieu seul le sait. Certaines sources parlent de la ferme de Kingakati. Selon une source locale, au moment de son embarquement dans une Jeep, «Armand» saignait abondamment à sa tempe gauche. Avait-il reçu des soins nécessités par son état? Une chose est sûre : durant sa détention dans un cachot géré par la garde prétorienne de «Kabila», il n’a pas été autorisé à entrer en contact avec les membres de sa famille ou son conseil comme l’exige la Loi fondamentale qui régit la RD Congo. Pire, il a été «gardé à vue» au-delà de 48 heures légales sans rencontrer un magistrat.

Le samedi 2 octobre dans la soirée, le parquet général de la République publie un communiqué sous la signature du directeur de cabinet du procureur général de la République annonçant la mort de Tungulu. Il se serait «suicidé» avec un fil de son oreiller. Lundi 4 octobre, la diaspora congolaise de Belgique a organisé un sit-in «devant» l’ambassade de la RD Congo sise au n° 30 rue Marie de Bourgogne à quelques encablures du Parlement européen. La veuve Tungulu a demandé d’être reçue par l’ambassadeur Mova. Refus. Dans l’après-midi, elle a été reçue au ministère belge des Affaires étrangères par un conseiller du ministre.

Requête en “extrême urgence”

Dans une interview accordée à Congoindependant mise en ligne le dimanche 10 octobre, Ruffin Bonsenge, déclare qu’il a été invité au camp Tshatshi dans la matinée du samedi 2 octobre par le colonel Ilunga Kapeta, en sa qualité de «consultant» au Conseil national de sécurité. But : identifier Armand Tungulu. Selon lui, «Armand» était déjà décédé depuis au moins 36 heures voire 48 heures.

Samedi 9 octobre une grande manifestation est organisée à Bruxelles. Deux mille Congolais ont participé à cette “démonstration”. Ils scandaient un seul mot d’ordre : «Rendez-nous le corps d’Armand». Un mémo a été remis à l’ambassadeur des Etats-Unis afin de solliciter l’intervention des autorités américaines auprès de leurs homologues congolaises.

Devant ces démarches infructueuses, au nom de la veuve et des enfants Tungulu, Me Ndjakanyi a introduit une requête auprès du Tribunal de première instance de Bruxelles. Objectif : obtenir la condamnation de l’Etat congolais à restituer le corps et d’en assurer le rapatriement. La demande a été jugée recevable par cette juridiction en ce qui concerne la compétence territoriale conformément au 2ème alinéa de l’article 624 du Code judiciaire «en vertu duquel le demandeur peut porter sa demande devant le juge du lieu dans lequel l’obligation en litige doit être exécutée», peut-on lire dans la motivation. «En effet, ajoute le Tribunal présidé par le juge M. Vanwelkenhuyzen, le rapatriement de la dépouille mortelle de feu M. Armand Tungulu doit se faire au domicile des requérantes, soit à Bruxelles.» «A première vue, relève par ailleurs ce juge, il n’existe aucun motif légitime pour les autorités congolaises, lesquelles ont disposé à ce jour de tout le temps nécessaire pour faire procéder à l’autopsie du cadavre, de refuser de restituer la dépouille mortelle de feu M.Armand Tungulu aux requérantes qui la leur réclament légitimement depuis plusieurs jours sans apparemment obtenir de réponse.» La décision tombe : «Par ces motifs, faisons injonction à l’Etat congolais représenté par le ministère de la Justice et Garde des Sceaux (…) de restituer aux requérantes la dépouille mortelle de feu M. Armand Tungulu Mudiandambu et pour ce faire, de (faire) procéder au rapatriement en Belgique de ladite dépouille mortelle endéans les 48 heures de la signification de la présente ordonnance et ce sous peine d’une astreinte de 25.000 € par jour de retard à exécuter l’injonction qui précède : Déclarons la présente ordonnance exécutoire sur minute.»

Mende s’agite

Cette décision judiciaire a eu l’effet d’une bombe à fragmentation dans la capitale. Mardi 12 octobre, contre toute attente, le directeur de cabinet du procureur général de la République publie un communiqué invitant la famille du défunt à venir identifier le corps avant de faire pratiquer l’autopsie. Selon ce communiqué, La famille devait s’adresser à l’auditorat militaire à Kinshasa-Gombe ou à l’ambassade de la RD Congo à Bruxelles. Et pourtant. La veuve Tungulu avait fait cette démarche sans succès 48 heures après l’annonce officielle du décès de son époux. «Rien, absolument rien n’autorise un juge belge à enjoindre à la justice d’un Etat souverain enquêtant sur la mort à l’intérieur de son territoire d’un de ses ressortissants, bien que résidant en Belgique, d’expatrier son corps avant l’aboutissement de l’enquête». L’homme qui parle s’appelle Lambert Mende Omalanga. C’était le 12 octobre. Il est le porte-parole du gouvernement. Il ajoute sans rire : «La dépouille mortelle qui est un élément de la procédure judiciaire sur la mort de ce compatriote, est entre les mains de la Justice congolaise pour raisons d’enquêtes. La justice en RDC étant indépendante n’a pas d’injonctions à recevoir du Gouvernement congolais et encore moins de la justice belge.» «Ce qui est insinué dans cette ordonnance du juge belge c’est que la justice belge peut donner des injonctions à la justice congolaise. Une démonstration de plus du fait que pas mal d’officiels en Belgique, à l’instar du juge Vanwelkenhuysen auteur de cette curiosité n’ont pas évolué avec le temps et continuent de croire que le Congo Kinshasa reste toujours cet appendice de la Belgique qu’il fut avant 1960.»

Polémique

Sous le titre «Affaire Tungulu : Kinshasa passe à l’offensive», la journaliste Marie-France Cros de La Libre Belgique donne la parole à un avocat belge afin de commenter la réaction de Mende. «Le ministre de l’Information et porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende - friand de diatribes anti-belges - a toutefois, écrit-elle, pris une position offensive, jugeant l’ordonnance bruxelloise “totalement inopportune car elle compromet l’enquête en cours” au Congo. (…). M. Mende ajoute, de manière plus crédible, que l’injonction du juge bruxellois “crée un litige de plus entre nos deux Etats” et “insulte” la souveraineté congolaise.» La journaliste note par ailleurs qu’un avocat belge “habitué à ce genre d’affaires”, consulté par “La Libre” a confirmé “qu’un juge d’un pays donné ne peut donner d’injonction à un autre Etat ; la seule manière de procéder,(…), aurait été de citer l’Etat congolais au Congo, devant une juridiction congolaise.»

“Faux”, rétorque Jean-Claude Ndjakanyi, conseil de la veuve et enfants Tungulu. Interrogé par les auteurs de ces lignes, l’avocat bruxellois a balayé les arguments tant du ministre Mende que de son confrère belge. Pour lui, ce dernier s’est prononcé précipitamment sans avoir pris connaissance de tous les éléments du dossier. Et ce, y compris l’ordonnance motivée du Juge. «La première question qui s’est posée au Juge, dit-il, est une question de compétence. Le juge belge est-il compétent pour statuer dans cette affaire? La réponse se trouve dans l’ordonnance. Elle est évidemment positive. La deuxième question porte sur la nature du droit querellé et les dispositions légales qui protègent ce droit : c’est un droit subjectif, protégé par l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’Homme. Le Juge civil est le garant des droits et libertés. La troisième question, et je crois que c’est la question qui sème la confusion dans les esprits des uns et des autres, est la suivante: un Etat peut-il être justiciable devant les juridictions civiles, lorsqu’il porte atteinte au droit subjectif? Evidemment oui.» Comme pour s’adresser au ministre Mende, Me Ndjakanyi de conclure : «La contestation d’une décision de Justice ne se fait pas par des incantations devant les caméras de télévisions. J’ai reçu pour instruction de procéder à l’exécution forcée de cette ordonnance mais je donne néanmoins quelques jours aux autorités de Kinshasa pour s’exécuter volontairement.»

La signification commandement établie par le Huissier de justice Bernadette Van Kerckoven a bel et bien été transmise au Service du Protocole du ministère belge des Affaires étrangères afin de la transmettre au ministère congolais de la Justice par voie diplomatique. Question : Pourquoi l’Etat congolais s’acharne t-il à garder la dépouille de Tungulu Armand? Est-ce parce que le corps a été mutilé par les sbires de la garde présidentielle ou parce que, comme laissent entendre certaines sources, le corps aurait été incinéré?

Ce samedi 23 octobre, les manifestants entendent exiger une fois de plus la restitution et le rapatriement en Belgique du corps du Bruxellois Armand Tungulu Mudiandabu. «Si Kabila s’obstinait à ne pas rendre le corps d’Armand Tungulu, nous allons considérons cette attitude comme une déclaration de guerre», a réaffirmé un membre du comité organisateur de la “manif”.

Madeleine Wassembinya/B.A.W
© Congoindépendant 2003-2010

//www.congoindependant.com/article.php?articleid=6063

 

MISE AU POINT DE LA MAMAN D’ARMAND TUNGULU A PROPOS DUNE PRETENDUE FILLE DE 18 ANS !

Ce lundi 25 octobre 2010, la famille d’Armand Tungulu a été informée que les médias congolais ont diffusé les images d’une jeune fille de 18 ans se réclamant être la fille de feu Armand Tungulu.

 

Madame Mbidi, au nom de la famille d’Armand, a appelé devant nous la maman d’Armand Tungulu  à Kinshasa.

Et voici la réponse donnée :

« Nayebi mwana wana te » … « Bana ya Armand baza na poto. »

« Je ne connais pas cette fille-là. »… «  Les enfants d’Armand sont en Europe. »

Cupidité ?

Manipulation ?

Fuite en avant ?

Mise en scène macabre ?

Ci-dessous les vidéos de cette communication.

 

Cheik FITA

Bruxelles, le 25 octobre 2010  

 

 

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26/10/2010
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