Le Blog de Sacrebopol

Motion de défiance

La date a finalement été fixée. Ce sera le mercredi 7 octobre 2009 au Palais du Peuple. Une lettre ordinaire, signée par Evariste Boshab, Président de l’Assemblée Nationale, a atterri sur la table d’Adolphe Muzito, Premier Ministre. En quelques lignes, le n°1 de la chambre basse du parlement invite le Chef du Gouvernement à se présenter au siège de l’Assemblée pour répondre à la motion de défiance du député Clément Kanku déposée il y a de cela quatre mois.

Dans sa motion, le député formule plusieurs griefs qui s’adressent aussi bien au Premier Ministre qu’aux membres de son gouvernement. Il s’agit notamment de l’immobilisme, la mégestion, la non maîtrise du cadre macro-économique, l’instabilité de la monnaie, l’impunité, l’enrichissement sans cause, l’insécurité généralisée, la grogne sociale etc.

 L’auteur de la motion s’interroge aussi sur le sens à donner au placement sous surveillance financière du Premier Ministre par le Président de la République.
... intervient dans une ambiance délétère au sein de la majorité présidentielle, marquée par des prises de position surprenantes émanant des personnalités proches du Chef de l’Etat. En l’espace d’une semaine, on a entendu l’ARC sonner le tocsin de la révolte par la voix d’Olivier Kamitatu, l’un des principaux ministres de l’équipe Muzito. Oubliant la solidarité gouvernementale, Olivier a fait flèche de tout bois, ne voyant que désillusion et échec comme résultat de l’action gouvernementale. Alors qu’on n’avait pas encore fini de s’interroger sur une stratégie consistant à culpabiliser les autres pour une action menée ensemble, voilà que
Mbusa Nyamuisi, un autre poids lourd de l’équipe gouvernementale, réussit le pari de soutenir son camarade de l’ARC Olivier tout en prenant le contre-pied de sa stratégie. Sorti du bois, il opte pour la crucification de l’ensemble du gouvernement. « Nous avons échoué et je demande pardon au peuple », a déclaré, stoïque, l’héritier de « Muvingi il faut le débat ». Convaincu qu’une faute avouée est à moitié pardonnée, Mbusa Nyamuisi égrène les promesses qui avaient été faites au peuple pendant la campagne électorale et conclut qu’aucune d’elle n’a été accomplie. Et de prévenir : «lors des prochains scrutins, sachez bien choisir pour ne pas connaître le même désastre ».

http://www.lepharerdc.com/www/index_view.php?storyID=10522&rubriqueID=9



02/10/2009
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