Le Blog de Sacrebopol

SEXE, POUVOIR ET ARGENT: MVWAMA ACCUSE KAMERHE CHEZ KABILA

Sexe, pouvoir et argent: Mvwama accuse Kamerhe chez Kabila !


Invraisemblable, plusieurs sales dossiers corrodent les rapports entre membres du Bureau de l’Assemblée Nationale. Marc Mvwama, 2ème Vice-président, accuse son Président Vital Kamerhe de vivre en concubinage avec Madame son épouse. Dans une lettre mirobolante adressée à Kamerhe, avec copie réservée au Chef de l’Etat, au Premier ministre et à d’autres officiels, Marc Mvwama dénonce toutes les frasques de Kamerhe. Jusqu’où Joseph Kabila va-t-il se taire ?
Les relations interpersonnelles entre Marc Mvwama et Vital Kamerhe ont désormais un goût pouacre. C’est du je t’aime, moi non plus. Au fait, c’est Marc Mvwama qui est très remonté contre Vital Kamerhe à qui il administre des leçons de moralité, d’éthique et de bonne gouvernance. Mvwama se présente dans la peau d’un mari cocufié. Sans mettre de gants, il accuse Kamerhe de soutenir publiquement, se rendant ainsi par moment coupable d’abus de pouvoir, le divorce qu’exigerait Madame Mvwama. La véritable immixtion de Kamerhe dans les mécomptes du couple Mvwama se serait produite à Kikwit en marge du Conseil des ministres tenu dernièrement au Bandundu. Mvwama affirme qu’il n’avait pas apprécié que Kamerhe lui dise : « …Quant à vous Mvwama, je vous demande d’aller avec les autres membres du Bureau et l’Honorable Mukwakani devant le Comité des sages avec la Dame pour la dédommager et la laisser libre. Qu’elle soit libre. Mvwama, je ne suis pas votre copain, je suis le Président de l’Assemblée nationale, je vous demande d’aller libérer cette femme, je veux que ça soit réglé devant le Comité des sages avant qu’on n’en arrive devant les tribunaux ». Marc Mvwama estime que les interférences de Kamerhe ne sont pas innocentes.
Une enquête parlementaire sur le Bureau
Dans sa lettre qui vaut un missile, Marc Mvwama abonde sur la gestion opaque du Bureau de l’Assemblée nationale par Vital Kamerhe. Il souhaite que les députés initient une enquête parlementaire sur le Bureau. Car, soutient-il, Kamerhe bénéficie d’une dotation qui avoisinerait celle du Président Kabila. Les députés se feraient, alors, une idée juste de l’homme qu’ils avaient mis à la tête de l’Assemblée nationale. A toutes ces accusations suffisamment accablantes, s’ajoutent celles qui font de Kamerhe un maître chanteur. On dit de lui qu’il fait du chantage aux membres du Gouvernement très souvent convoqués, inutilement, par certains députés dans le cadre de fameuses motions qui, semble-t-il, rapportent gros à leurs auteurs. Une enquête parlementaire devrait déterminer la véracité de toutes ces accusations.
Pas d’amour pour le Palu
Comme pour enfoncer davantage le clou, Mvwama constate que Kamerhe n’aime pas le PALU qui lui aurait fait perdre son poste de Premier ministre. Une façon de maudire l’accord Gizenga –Kabila qui a permis à ce dernier de battre Jean-Pierre Bemba au 2ème tour de la présidentielle d’octobre 2006.
Pendant que les rapports à l’hémicycle, au sein de la majorité, tournent au vinaigre, le Chef de l’Etat ne peut rester les bras croisés. Lui seul a le pouvoir, du moins dans sa famille politique, de mettre chacun à sa place. Le moment est venu, pour Kabila Kabange, de remettre un minimum d’ordre dans sa boutique. Ceci aurait l’avantage d’éviter que cette situation scie, plus tard, l’arbre sur lequel son pouvoir est assis. D’autant plus qu’il sera le premier comptable des actes posés tout au long de ses cinq ans de mandat, à l’horizon 2011.
La Pros.

Très indigné, Mvwama adresse une lettre de protestation à Kamerhe

* * *


N/Réf : AN/…../CAB/ IIèVP/IMP/CM/2008
Transmis copie pour information
- A Son Excellence Monsieur le Président de la République et Chef de l’Etat.
(Avec nos hommages les plus déférents) Palais de la Nation

- A Son Excellence Monsieur le Premier Ministre et Chef du Gouvernement.
(Avec notre haute considération) Hôtel du Gouvernement
(Tous) à Kinshasa/Gombe

- Aux Membres du Bureau de l’Assemblée nationale
Palais du Peuple à Kinshasa/Lingwala

A l’Honorable Président de l’Assemblée Nationale
Palais du Peuple à Kinshasa/Lingwala

Concerne : Indignation et Protestation

Honorable Président,
Par respect à la Constitution de la République Démocratique du Congo et au Règlement intérieur de l’Assemblée Nationale, par respect aux votes exprimés le 28/02/2007 qui avaient fait sortir les membres du Bureau de l’Assemblée nationale de la troisième République, dont vous Honorable Vital KAMERHE comme Président de l’Assemblée Nationale et moi Professeur Docteur Marc MVWAMBA ANEDU comme 2ème Vice-président ; Par respect et dignité à ma propre personne, je me trouve dans l’obligation de vous adresser la présente pour vous exprimer fermement ma très grande indignation et ma protestation la plus énergétique quant à la véhémence, à la brutalité, à l’agressivité et à l’étonnant mépris que vous avez affiché dans la fureur, dans votre attitude et vos propos à mon endroit en date du 15/07/2008 après la clôture de la session extra ordinaire et dans votre bureau.
En effet, au sortir de la salle de Congrès tout le Bureau s’est rendu dans votre cabinet comme d’habitude, mais vous avez insisté que tous les membres du Bureau soient présents, et, cette fois vous étiez accompagné de l’Honorable Zénon MUKWAKANI qui n’est pas membre du Bureau mais qui s’y est retrouvé sur votre invitation et vous avez pris la parole en disant «Chers Amis, je vous ai fait venir pour vous dire que j’ai des graves problèmes avec MVWAMA que vous voyez ici (pointé du doigt).
Il y a quelques jours mes services de protocole sont venus dire qu’il y a une Dame qui veut me voir. J’ai dit « faite là entrer », et c’était madame NVWAMA. Elle a commencé à parler etc. Et m’a dit « Président, je suis venu vous dire que mon mari dit que je suis votre concubine, il me fait souffrir à cause de vous Président Kamerhe, j’ai demandé le divorce pour être libre car la fois passée on a failli me tuer à cause de vous, je ne suis pas tranquille, je suis dans l’insécurité, j’ai porté plainte au Tribunal de grande instance pour demander le divorce ». Quant à vous, NVWAMA vous avez un mauvais caractère, cette femme, je ne l’ai même jamais vue comment elle pouvait être ma concubine ? La fois passée, je vous avais demandé de prendre un congé, vous aviez refusé le congé et vous aviez refusé de parler de votre problème et puis vous me prenez pour votre copain.
-vous, pendant les séances vous entrez et sortez, vous prenez vos affaires, vous partez…
- vous m’avez écrit une lettre qui n’est pas polie,
-le travail de validation des mandats, ça fait trois mois et pour la dernière fois-ci, c’est moi qui ait écrit et fait à votre place c’est vous qui devriez le faire.
A Kikwit quand on devait me recevoir chez l’Honorable Zénon Mukwakani tout le monde était là, il n’y avait que vous qui manquiez. Des caractères comme ça, je n’aime pas.

Vous autres les membres du Bureau avec l’Honorable Mukwakani du Palu, je vous ai fait venir et je n’avais pas informé Nvwama.
Quant à vous Nvwama, je vous demande d’aller avec les autres membres du Bureau et l’Honorable Mukwakani devant le Comité des sages avec la Dame pour la dédommager et la laisser libre, Qu’elle soit libre.
Mvwama, je ne suis pas votre copain, je suis le Président de l’Assemblée Nationale, je vous demande d’aller libérer cette femme, je veux que ça soit réglé avant et devant le Comité des sages avant qu’on en arrive devant les tribunaux.
Voilà ce que j’avais à vous dire chers amis. Je ne sais pas si quelqu’un à un mot à ajouter.
Le Député Mukwakani avait pris la parole en ces termes : « ça risque d’être comme l’histoire de MOBUTU avec NZONDOMYO qui voulait traiter MOBUTU comme son copain et MOBUTU l’avait fait arrêter et reléguer dans son village comme un autre politicien qui était dans le même cas que lui ».
Vous, Président Kamerhe, avez ajouté oui, je sais- c’était comme ça ».
Ensuite, le Député Mukwakani a enchaîné en disant « Honorable Président pour cette situation, je vous présente nos excuses au nom de Palu, je présente mes excuses au nom du Parti Lumumbiste Unifié. » Après, c’était le silence, on c’était levé pour partir, au moment de sortir, j’avais dit simplement « Honorable Président au revoir ».
Vous vous souvenez de tous cela, Honorable Président de l’Assemblée nationale.
L’affaire de la réception chez l’Honorable Mukwakani à Kikwit.
Honorable Président de l’Assemblée nationale Kamerhe, je voudrais partager avec vous des souvenirs communs. Concernant la réception qui vous a été réservée chez le Député national Mukwakani à Kikwit, par ce dernier et quelques autres députés du Kwilu, dont Willy MUBOBO, FONO Makiasi et Gikapa Ruffin, à l’occasion du séjour de leurs Excellences Mr le Président, Chef de l’Etat Joseph Kabila Kabange et Mr le Premier Ministre Antoine Gizenga Funji, avec votre autorisation, Honorable Président de l’Assemblée, je me dois de partager avec vous quelques moments de souvenirs communs.
En effet, Honorable Président, il vous souviendra que lorsque, pour la 1ère fois je vous avais parlé de mon intention de déplacement pour Kikwit afin d’accompagner leurs Excellences précitées, j’avais sollicité une petite aide financière auprès de l’Assemblée nationale, vous m’aviez dit ceci : « dans la caisse il n’ y a absolument rien. Il faudra peut être attendre la fin de la semaine, peut être qu’en ce moment là il pourra y avoir quelque chose ».
A la fin de la semaine, j’avais reposé le même problème en sollicitant une autorisation de déplacement et j’avais ajouté ceci «obtenir un peu d’argent de l’Assemblée ne constitue pas un préalable pour Moi, au cas où il n’y aurait toujours pas d’argent ». Vous m’aviez répondu en ces termes : A Kikwit c’est le Chef de l’Etat et le Premier Ministre qui y vont. C’est pour le Gouvernement ; tu n’es pas membre du Gouvernement. Qu’est-ce que tu vas aller faire là. « Je vous avais répondu ce qui suit «Honorable Président, je suis élu de cette ville, Kikwit est par conséquent ma base électorale. Le sommet de la République y va pour une double raison, j’aimerais bien ne pas manquer d’y aller » et vous aviez dit oui à moins que ça soit pour cette raison ; mais il n’y a pas d’argent à la caisse. Les membres du Bureau font trop de sorties, les Députés ne sont pas contents de cela. «Honorable Président c’est vrai ce que vous aviez dit mais vous connaissez les statistiques des sorties pour tout un chacun des sept membres du Bureau pour les voyages tant officiels que privés. Aucun Député ne me lancerait la pierre pour cela. Vous aviez signé mon autorisation de déplacement, mais je vous avais posé la question de savoir si vous alliez quand même ou pas accompagner le sommet de la République à Bandundu ville et Kikwit comme ce fut le cas au Congo Central, vous aviez répondu négativement. Cependant, arrivé à Kikwit, avant l’arrivée de leurs Excellences, Messieurs le Président de la République et le Premier Ministre, un soir, on m’apprendra que vous étiez venu. J’étais allé vous saluer le soir même de votre arrivée et vous m’aviez dit ceci « Je suis arrivé parce qu’on m’a demandé de venir ». Et le lendemain matin dans la foule massée sur la route et attendant l’arrivée des deux éminents hôtes de la République, on voyait un petit groupe de gens avec une banderole où étaient inscrits des mots indiquant qu’il s’agissait des amis de Vital Kamerhe, peut-être que dans les tout prochains jours, on verra des polos vous concernant et portés par ce groupuscule là à Kikwit ; ce n’est pas mon problème. Vous le savez moi je ne vous attendais point Honorable Président Kamerhe de l’Assemblée Nationale. L’avion qui transporta Son Excellence Mr le Premier Ministre ayant atterri à l’aérodrome de Nzinda à 17h00’, on attendit en vain l’arrivée de Son Excellence Mr le Président de la République sans savoir à quelle heure il allait entrer dans la ville de Kikwit ; il venait par route.
Après que nous ayons reçu Mr le Premier Ministre et qu’on l’ait installé après 19 heures en sa résidence, j’étais aussitôt allé à Kikwit III comme tout le monde : la délégation du Gouvernement, les Députés et Sénateurs et la population pour attendre le Chef de l’Etat et l’accueillir à son arrivée. C’est là à Kikwit III que vous m’aviez rejoint, moins d’une heure avant l’arrivée de Son Excellence Mr le Président de la République, Chef de l’Etat.
De toutes les personnalités qui s’étaient rendues là pour attendre Son Excellence Mr le Chef de l’Etat vous étiez la dernière à vous rendre sur le lieu de la réception communément appelé « Le marché des Chinois » d’après ce qu’on m’avait dit. Pour vous, Honorable Président de l’Assemblée Nationale, être arrivé au marché dit des Chinois le dernier en tant que Président de l’Assemblée, c’est normal. Cependant, je n’ai pas et ne peux pas avoir le même privilège en tant que deuxième Vice Président de l’Assemblée Nationale.
Pouvais-je ne pas être là aux heures où je m’y suis trouvé, et cela au profit de votre réception organisée par le Député National Mukwakani, chez lui, et risquer alors de manquer à la réception du Président de la République, Chef de l’Etat, réception pour laquelle j’avais effectué le voyage de Kinshasa à Kikwit ? Oui vous me direz que quelques Députés, comme Fono, qui étaient à cette réception chez Mukwakani étaient venus en même temps que vous nous rejoindre à Kikwit III, moins d’une heure avant l’arrivée du Chef de l’Etat ; Honorable Président, il est fort probable que vous ayez eu l’information sur l’heure précise de l’entrée imminente du Chef de l’Etat la nuit dans la ville de Kikwit par Kikwit III.
Il est probable aussi que vous ayez communiqué cela à ceux des Députés qui étaient conviés à votre réception chez Mukwakani, mais ce n’était pas le cas pour moi, vous le savez bien Honorable Président de l’Assemblée Nationale.
Au nom de quoi allais-je risquer de manquer de me trouver à Kikwit III au moment de l’arrivée de Son Excellence Mr le Président de la République et Chef de l’Etat pour lequel je m’étais déplacé, vous le savez. A votre arrivée vous aviez trouvé seulement une partie des personnalités de Gouvernement, les Ministres, d’autres ayant reçu l’instruction de quitter ce lieu et d’aller attendre le Chef de l’Etat à sa résidence. Aussitôt que vous étiez arrivé sur ledit lieu, vous m’aviez dit «tiens ! J’ai été à la réception m’offerte chez l’Honorable Mukwakani, j’ai vu tout le monde là sauf toi ».
«Elle a lieu quand ? Vous ai-je demandé » et vous m’aviez répondu « je viens de là tout de suite ».
Et c’est de cette fameuse réception dont vous me faites grief de crime de lèse majesté à votre personne ! »
Honorable Président de l’Assemblée, à Kikwit, j’étais allé dans les circonstances que vous connaissez bien que vous ayez cherché à m’empêcher à effectuer ce déplacement. Vous saviez sans doute que vous alliez y aller, mais moi je ne vous y attendais point ; j’attendais de recevoir le Président de la République, le Chef de l’Etat. La fameuse réception n’avait aucun brun d’officialité. Vous-même personne ne vous a vu, aperçu là où leurs Excellences Messieurs le Président de la République, Chef de l’Etat et le Premier Ministre prenaient la parole en public.
De quoi s’agissait-il pour votre voyage à Kikwit où vous ne vouliez pas que je m’y rende, alors que vous saviez pertinemment que ma femme s’y trouvait car en effet dans la motivation du voyage pour Kikwit ; j’avais évoqué deux raisons

1) Des urgences familiales :( votre question de savoir « est ce que tout le monde à la maison est présent et à propos de l’appartement que vous me proposiez » cfr. Ci-dessous.)

2) Des urgences au niveau de ma base électorale. Concernant des urgences au niveau de la base, je vous avais dit avoir appris que des gens voulaient transporter le Premier Ministre en typoy alors qu’il y aurait fallu deux typoy ou aucun typoy. C’était très délicat et je voulais expliquer cela à la base confondue avec tous ceux qui venaient des territoires. Vous m’aviez demandé d’expliquer au siège du PALU à distance.
Honorable Président de l’Assemblée Nationale, lors de la première plénière, après le Conseil des Ministres dans la ville de Bandundu, vous aviez dit ceci : « je remercie mes amis les Députés du Palu pour la réception qu’ils m’ont faite à Kikwit.

Evidemment c’était chez l’honorable Mukwakani ».


Et c’est le même Mukwakani que vous m’aviez amené à la réunion au cours de laquelle vous m’aviez provoqué, grondé, humilié, foulé au pied.
Vous étiez en fureur et aviez reçu les excuses de ce même Mukwakani qui prétendit prendre la parole au nom du Palu.
Honorable Président, je crains fort qu’au lieu de contribuer à unir les gens et les foyers, votre comportement ne soit un facteur corrosif et de sape pour l’avenir des institutions de la République.
Ces Députés là qui vous avaient reçu à Kikwit chez l’Honorable Mukwakani, lorsqu’ils partaient pour ce voyage du conseil des Ministres à Bandundu-ville, n’avaient pas reçu un seul franc de la part de l’Assemblée. Vous êtes contre le Palu d’une manière sournoise. L’honorable Lwete du Palu, Président de la Commission « Défense et sécurité » est traité d’une manière discriminatoire par rapport à certains membres de sa commission, pour les voyages. Il nous a déclaré qu’il y a de l’injustice et a relaté ce que je viens de dire ci-dessus en le citant.

Concernant le Comité des Sages auquel vous, Président de l’Assemblée Nationale vous m’envoyez, moi Professeur Marc Mvwama Anedu 2ème Vice Président de l’Assemblée Nationale afin de dédommager ma femme pour qu’elle soit libre, « cette femme » et concernant la plainte qu’elle a déposée selon vos dires avec fureur, violence, rage et hargne, contre moi pour me demander le divorce, je constate que vous Mr Kamerhe, Président de l’Assemblée et concubin de Madame Mvwama, selon ce que vous avez déclaré sans la moindre pudeur, sans la moindre retenue et, chose sur la quelle cette Dame et vous, êtes convenus de venir déclarer devant le Bureau de l’Assemblée avant d’aller le dire devant le Comité des Sages de l’Assemblée, je constate donc que vous Honorable Président de l’Assemblée Nationale de la RDC, Mr Kamerhe, vous considérez en même temps aussi que ce divorce est déjà fait et qu’il reste maintenant au Comité des Sages de l’Assemblée Nationale de faire dédommager la dame, ou encore vous mettez sur le même pied d’égalité le Comité des Sages de l’Assemblée Nationale que vous présidez ainsi que les tribunaux. Dans tout cela, il apparaît que c’est vous qui poussez cette femme ainsi que ses parents à se comporter comme ils le font pour un intérêt commun avec vous.
Honorable Président de l’Assemblée, l’intérêt, maintenant avoué que vous avez de voir cette femme divorcer avec moi, vous aveugle au point que vous n’avez plus aucun contrôle de vos actes et paroles vis-à-vis de moi…

Honorable Président Kamehere de l’Assemblée Nationale, dans tout ceci, vous oubliez même que je suis pour vous un très proche collaborateur de surcroît élu comme vous, c’est plus que scandaleux. Pour votre gouverne, voici encore des souvenirs communs à partager avec vous (cfr.ci dessus) lors des vacances parlementaires qui se terminaient le 15 mars dernier, j’avais assuré l’intérim de tous les membres du Bureau dans la mesure où les billets des vacances ne sortaient toujours pas pour moi alors que vous étiez tous déjà dispersés. Moins de dix jours avant la fin des vacances, j’avais reçu ces billets pour moi et pour mes collaborateurs qui devaient m’accompagner à Kikwit avec ma femme. Or à peine étais-je arrivé à Kikwit que le lendemain, vous me téléphoniez pour me dire « Tu es où ?...A Kikwit ! Ah, il faut revenir immédiatement demain car nous devons avoir une importante réunion le lundi (cfr. Ma lettre dite non polie en annexe). Très curieusement à cette même occasion ma femme n’avait pas voulu rentrer avec moi ; j’avais besoin de quelque temps d’entretiens avec la belle famille. Hélas, votre insistance au téléphone était telle que j’avais sacrifiée ce qui concernait mon foyer et je revins à Kinshasa et depuis ces temps là ma femme est toujours pour moi- chez ses parents à Kikwit. Président Kamehere, vous le savez très bien, très bien, très bien. Quelques temps après mon retour ici, vous m’aviez proposé un appartement en ville au bord du fleuve ; vous aviez ajouté ceci « c’est un appartement qu’on m’a proposé mais comme j’ai terminé ma résidence officielle. Je te le cède ; tu pourras l’occuper sans rien payer, il est entièrement équipé pour honorer ton rang. Mais est ce que tout le monde à la maison est présent ? « Oui » vous avais-je répondu « à l’exception de madame qui est restée en famille à Kikwit pour causer un peu avec les parents ». Votre question pouvait me faire tiquer autant que votre offre dans la mesure où, d’une part, le déménagement peut se faire en présence ou en l’absence de l’un ou l’autre membre de famille. En outre face aux exigences bizarres de ma femme, j’avais fait un constat d’après lequel j’avais engagé une procédure judiciaire contre les faux documents irréguliers que mon beau père avait fait établir avec ma femme à mon détriment ; le jugement vient d’être rendu, j’ai gagné le procès. Maintenant que j’ai informé ma belle famille par une délégation pour annoncer mon arrivée prochaine pour que nous puissions avoir des entretiens sur tout cela et sur le fait que ma femme est toujours chez eux, il est surprenant que justement le 15/07/2008 date retenue par eux comme étant la veille sinon l’avant-veille de mon départ pour les rejoindre tous à Kikwit, l’on vous voit surgir avec le Député Mukwakani, devant le Bureau de l’Assemblée Nationale pour exiger qu’on aille devant le Comité des Sages de notre chambre basse avec ma femme, Mukwakani, moi et d’autres membres du Bureau afin de procéder à son prétendu dédommagement. Tout cela se ferait avec vous ou sans vous ? Honorable Président de l’Assemblée Nationale, vous êtes peut être un modèle de démocrate parmi les citoyens congolais et parmi les responsables dans nos différentes institutions. Cependant, le comportement que vous affichez dans cette affaire est très inquiétant, vraiment troublant.

Concernant ma lettre dite « Pas Polie »


Concernant ma lettre que je vous aurais écrite sans politesse, Honorable Président de l’Assemblée Nationale, je dois préciser que c’est vous qui m’aviez écrit une lettre qui, au regard de ce qui est connu et que vous aviez vous-même révélé furieusement en m’exigeant d’aller dédommager ma femme devant le Comité des Sages de l’Assemblée Nationale pour qu’on n’aille pas devant les tribunaux, lettre qui dirais-je n’était qu’un prétexte pour compléter une procédure de ma déstabilisation déjà amorcée par ce que vous aviez vous-même révélé. Votre lettre ainsi que ma réponse qui n’a rien de semblable avec ce que vous affirmez sont là dans toute leur réalité matérielle et dans leur vérité des faits (cfr. Photocopies des copies en annexes). Concernant le Congé que vous m’aviez proposé, je dois relever que votre fureur est en escalade vis-à-vis de ma personne. Vous m’en voulez. Vous savez dans quel intérêt noble pour vous. En effet, il vous souviendra que revenu de la rencontre infructueuse avec le Bureau du Sénat et quelques gouverneurs des provinces, en l’absence de l’Honorable Lutundula qui était en voyage, du reste comme ce fut le 15/07/2008, on s’était retrouvé dans votre bureau où nous n’avions plus aucune réunion mais on causait tout simplement, lorsque j’avais exprimé le souhait de quitter votre bureau pour aller travailler dans le mien, comme vous le savez, vous vous étiez subitement emporté, pris de fureur, de rage et ce fut votre explosion : « Mvwama, je suis entrain de parler, on est entrain de parler, on est entrain de se concerter, tu ne peux pas m’interrompe ; je suis le Président de l’Assemblée Nationale. C’est la première fois que je vois quelqu’un interrompre le Président de l’Assemblée entrain de parler. Depuis un certain temps tu n’es pas content, tu es toujours mécontent. On dirait qu’il y a quelque chose qui ne va pas. Qu’est ce qui ne va pas ! J’ai même envie de démissionner». Je ne vous avais pas demandé de savoir « vous vouliez démissionner, pourquoi ? » L’Honorable Kalaba enchaînera en disant « justement ça tombe bien qu’on en parle. La fois passée, je suis entrée dans son bureau pour demander ce qui n’allait pas et l’Honorable Mvwama m’a répondu qu’il y avait de la frustration, il se sentait frustré…Donc il faut qu’on en parle en ce moment-ci. » J’avais d’abord présenté mes excuses à votre personne du fait que vous vous étiez sans doute senti lésé, interrompu, j’allais y revenir à (Madame) Kalaba, j’adressai ces paroles : « Honorable Kalaba est-ce que le terme de frustration que vous veniez de m’attribuez était sorti de ma bouche ? (Question posée deux fois) « Non » répondit-elle ; c’est moi-même qui le dit « c’est vous Madame, Honorable Kalaba qui le dites, alors assumez cela vous-même, mais ne me l’attribuez pas. Lors que vous étiez entrée dans mon bureau et que vous aviez commence à parler, j’avais senti que vous étiez venue pour me tirer les vers du nez, et que quelqu’un pouvait vous avoir mandatée et la présente scène le prouve ; d’où vous n’aviez rien tiré de moi. Pour revenir à vous Honorable Président, je n’ai de problème vis-à-vis de personne, ni vis-à-vis de qui ce soit parmi vous tous ici. Je n’ai jamais été trouvé quelqu’un parmi vous pour l’appeler chez moi et me mettre à critiquer l’un ou l’autre membre du Bureau ou d’ailleurs. Vous, Honorable Président, vous savez comment vous m’aviez aidé au début ; malheureusement cela n’avait pas abouti ; je n’ai pas de problème avec qui que ce soit parmi vous. Vous pourriez dire que j’ai des problèmes avec vous si vous m’entendiez vous dire que vous Honorable tel, vous m’avez fait ceci où cela. Je peux avoir mes problèmes personnels mais je n’ai de problèmes avec personne parmi vous. Vous Honorable Président souvenez-vous en : vous aviez ajouté ce qui suit «Oui je sais il (Mvwama) a des problèmes de famille ». Honorable Président, j’aurais pu vous poser la double question de savoir «lesquels ? Et comment le savez-vous ? « Je ne vous avais pas posé cette double question, car je voyais que vous vouliez absolument prendre le bureau de l’Assemblée Nationale à des fins qui ne sont pas de son ressort et faire ériger ce dernier, en un drôle de tribunal pour me juger et étouffer ce que vous savez. Vous aviez peur de quelque chose que vous connaissez. Cette chose, vous l’avez avouée le 15/07/2008, vous cherchiez comment diluer cela en douceur et le faire passez inaperçue et au besoin m’imputer à moi de l’avoir déclarée etc. l’Honorable Katende intervint pour me dire ceci « le Président Kamerhe voulait parler en père de famille ; du reste on n’est pas dans un tribunal ici contre le 2ème Vice-président », vous n’aviez pas trouvé le comment continuer malgré la rage, la fureur et la véhémence avec laquelle vous aviez commencé à me gronder, je ne sais au nom de quoi, Honorable Président Kamhere de l’Assemblée. Vous oubliez même que je suis le doyen d’âge du Bureau de la Chambre basse tout en étant votre proche collaborateur avec le Collègue 1er Vice-président Lutundula. A qui pourriez-vous demander de me respecter lorsque vous dont je suis un Vice-président, vous me traitez d’une manière inqualifiable.

Auparavant, un jour après que l’Honorable Bahati, le Questeur ait parlé des Finances dans le cadre du SESOPA (Service de Sécurité Sociale des Parlementaires) service qui est dans mes attributions autant que les problèmes des Députés dont j’envoie certains dossiers des conflits au Comité des Sages, vous aviez, disais-je, voulu que je prenne la parole pour confirmer ce, que l’Honorable Questeur avait dit, alors qu’il avait été convenu que nous devrions nous concerter au préalable, chose qui n’avait pas eu lieu à cause de ses voyages à lui le Questeur.
Etant donné que je n’avais ni confirmé, ni infirmé ses dires et avais annoncé qu’il n’était pas prévu pour moi de parler à cette occasion là, lorsqu’on se retrouvera ensemble dans votre bureau après la réunion, et comme d’habitude vous, Président Kamerhe, vous aviez eu le courage de me dire à moi, que le travail que je faisais n’était pas digne de celui d’un Professeur d’Université. Je n’avais pas réagi.

Honorable Président, vous parlez les quatre langues nationales dont le «Kikongo ya leta » que vous avez appris vraisemblablement pendant une période de votre formation à l’école secondaire dans la ville de Kikwit. Parmi les enseignants qui vous ont formé à Kikwit se trouvent un certain nombre de mes anciens étudiants.
Après avoir été vous-même étudiant je ne sais dans quelle Université, vous êtes devenu Assistant dans l’une de nos Universités. Comme vous le savez pendant l’Assistanat, il faut publier des articles scientifiques pour devenir chef des travaux et enfin envisager la préparation d’une thèse de doctorat. Et ce n’est pas tout. Il faut continuer à publier pour devenir Professeur Associé, Professeur et Professeur ordinaire.
Faute d’avoir publié des articles scientifiques pour devenir chef des travaux, on subit ce qu’on a appelé autrefois «l’assainissement ». Dans quelle catégorie sommes-nous vous et moi Honorable Président de l’Assemblée Nationale de la République Démocratique du Congo ?
Votre lettre à laquelle je venais de répondre avec des preuves contraires à l’appui, chose que vous qualifiez de «lettre qui n’est pas polie », avait pour but entre autres de renouer avec ce qui précède afin que dans la suite vous puissiez donner une forme et un semblant de fond valable pour faire une démonstration de ce qui justifierait ce que vous voulez provoquez contre moi sur «le plan professionnel » également. Vous ne cessez de faire ombrage à ma personne et ma personnalité. Dans cette atmosphère abominable, vous avez instauré le système d’offrir à manger aux membres du Bureau dans votre bureau où on ne se sert pas par un système de self service. Quoi d’étonnant que je ne prenne plus part à ces repas qui, du reste, ne peuvent que m’abîmer la santé. Cela constitue des absences ? Mais à quoi ? De nous tous je suis la personne qui voyage le moins ; vrai ou faux ? Tous les Députés le savent. Vous le savez encore mieux que tous. Les autres membres du Bureau de l’Assemblée Nationale savent aussi.

Honorable Président de l’Assemblée Nationale, de tout ce qui précède, je constate que je suis dans l’insécurité à bien d’égards, vous le savez très bien ; vous êtes entrain de me faire violence, et je me demande au nom de quoi et de quel pouvoir ?
Il en est de même pour la sécurité de ma femme dont vous confirmez qu’elle est ici, vous savez où elle habite et vous êtes en contact avec elle peut-être même que vous la logez quelque part et la poussez à demander le divorce avec moi ou encore à trouver le comment engager une drôle de procédure de dédommagement devant le Comité des Sages qui serait présidé sans doute par vous et assisté du député Mukwakani qui a annoncé les couleurs de tout cela en s’arrogeant même le droit de vous présenter des excuses et pour causes ? Au nom du Parti Lumumbiste Unifié (PALU).
Les problèmes de mon foyer se traitent en famille à Kikwit, au cas où ça serait indispensable on envisagerait autre chose. Toute ingérence dans mon foyer, tout soutien, tout encouragement de votre part ou de la part de quiconque d’autre que ce soit, à ma femme et à mes baux parents pour demander le divorce ou des soit disant dommages et intérêts seront traités au regard de la loi.
Il en est de même pour la sécurité de mes enfants et des autres membres de ma famille.

Honorable Président de l’Assemblée Nationale,
Votre comportement étant ahurissant et inquiétant à bien des égards, désormais s’il arrivait quelque chose de grave contre ma sécurité, celle de ma femme ou d’un tout autre membre de ma famille, vous en serez le responsable. Il est grand temps que ceci soit dit et connu de la Présidence de la République et du Gouvernement de la République.

De tout ce qui précède, Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale, je vous présente ma très profonde indignation et ma totale protestation quant à l’occasion et contenu de la réunion que vous aviez tenue le 15/07/2008 dans votre bureau en présence des membres du Bureau dont notamment les Honorables Katende wa Ndaya, Rapporteur ; Ngokoso, Rapporteur adjoint ; Bahati Modeste, Questeur ; Kalaba Brigitte, Questeur adjoint et le Député Zénon Mukwakani, non membre du bureau. Désormais, je pense que vous allez faire régner l’arbitraire à outrance vis-à-vis de ma personne.
Je ne suis pas quelqu’un que vous Président Kamerhe de l’Assemblée Nationale, pouvez porter dans votre cœur.
Je comprends mieux maintenant et, comme des objets se voient sous le soleil de 6 heures à 18 heures, certains actes, le comportement intriguant, inquiétant qu’affichaient ma femme et mes beaux parents. Je me fais un modeste devoir de vous rappeler que les lois sont là au dessus de tout le monde et de vous y compris.
Je m’en remets à Son Excellence Mr le Président de la République, Chef de l’Etat Joseph Kabila Kabange et Son Excellence Mr le Premier Ministre Antoine Gizenga Funji, Chef historique du Parti Lumumbiste Unifié (PALU).

A l’un en tant que garant de l’unité, de la paix et de la sécurité dans le pays et à l’autre en tout pour ce qu’il est dans l’existence du parti Lumumbiste Unifié, Palu.
Je m’en remets donc au sommet de la République car je considère qu’en tant que porte étendard du pouvoir législatif de ce pays, vous voulez le loisir de lui expliquer, vous daignerez lui expliquer à lui ainsi qu’à l’opinion publique le pourquoi qui justifie, en dehors de tout ce qui précède de votre comportement et de votre situation que vous avez révélé, aveuglé par la fureur et pressé que vous êtes de voir madame Mvwama Kangula Gizela Fifi devenir femme libre.
Je m’en remets donc au sommet de la République à qui vous pourriez daigner expliquer ainsi qu’à l’opinion publique que la répartition des 39 véhicules appartenant à l’Etat Congolais a été faite dans l’objectivité, le respect de la constitution et du règlement intérieur de l’Assemblée Nationale du point de vue des organes de cette institution nationale, de la hiérarchie et préséance et non pas en fonction des intérêts d’abord inavoués mais maintenant démasqués et révélés par vous-même depuis le soir du 15/07/2008 dans votre bureau.
Enfin, comme vous le savez pertinemment bien pour l’avoir annoncé et préconisé vous-même en date du 15/07/2008 au cours de la rencontre qui a eu lieu dans votre bureau après la clôture de la session extraordinaire, madame Mvwama Kangula Gizela Fifi vient de porter plainte pour demander le divorce. Les audiences sont publiques, je crois que c’est la règle.

Honorable Président de l’Assemblée Nationale de la République Démocratique du Congo,
Pendant la période de ma formation à l’école secondaire à Kikwit, j’avais lu les catilinaires où était écrit entre autres ceci : «Perge, perge Catilina ut… » (sed) « Usque tandem Catilina abutere patientia nostra ? ». « Continue, continue Catilina comme tu as commencé… » (Mais) «jusqu’à quand Catilina abuseras-tu de notre patience ?
Puisse, votre auguste personne Honorable Président de l’Assemblée Nationale, agréer, l’expression de mes sentiments distingués.

Prof. Marc MVWAMA ANEDU
Député National,
2ème Vice-Président de l’Assemblée Nationale de la République Démocratique du Congo.


Kinshasa, 25/08/2008 (La Prospérité, via mediacongo.net)
 
 


25/08/2008
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